Fédération canadienne et souveraineté : statistiques comparatives et contexte historique

Updated on / dernière mise à jour : 01/31/2023

Création de la nation canadienne

La fondation du Canada en 1867 est un moment clé dans l'histoire du pays. Avant 1867, le Canada était divisé en deux colonies distinctes: le Haut-Canada (l'Ontario actuel) et le Bas-Canada (le Québec actuel). Les deux colonies étaient administrées séparément et avaient chacune leur propre assemblée législative. Cependant, cette division a souvent conduit à des conflits et des tensions entre les deux colonies.

En 1864, un gouvernement fédéral s'est formé pour élaborer un plan pour unir les colonies canadiennes. Le projet de loi sur la Confédération a été adopté en 1865 et a donné naissance au Dominion du Canada le 1er juillet 1867. Celui-ci fut fondé sur le principe de la fédération, qui permettait aux colonies de conserver une certaine autonomie tout en étant unies sous un gouvernement central.

Le premier premier ministre du Dominion du Canada, Sir John A. Macdonald, fut un homme d'affaires ainsi qu'un homme politique expérimenté. Macdonald a joué un rôle important en établissant les bases politiques et économiques du nouveau pays. Sous sa direction, le Dominion du Canada a commencé à se développer rapidement grâce à des politiques économiques encourageant le développement des infrastructures et l'immigration.

Le Dominion du Canada a également adopté une politique de "nation-building" pour unifier les différentes cultures et communautés du pays. Cette politique a inclus la promotion de l'anglais et la reconnaissance de la culture anglaise comme la culture dominante du pays, ce qui a soulevé des tensions avec les francophones du Québec.

Malgré les défis, la fondation du Dominion du Canada en 1867 a joué un rôle important dans la formation de l'identité nationale canadienne et a fourni les bases pour le développement et la croissance du pays au fil des ans. Le Canada est maintenant considéré comme l'un des pays les plus progressistes et les plus stables du monde, et sa fondation en 1867 reste un moment clé de son histoire.


Avantages et inconvénients du Canada en tant que pays unifié

En tant que fédération, le Canada possède un certain nombre d'avantages qui seraient perdus si les provinces et les territoires suivaient leur propre voie. L'un des principaux avantages est qu'il permet le partage des ressources et des infrastructures à travers le pays. Cela signifie que le Canada dans son ensemble peut se permettre d'investir dans des projets à grande échelle comme la route transcanadienne ou la Société Radio-Canada. De plus, le gouvernement canadien est en mesure de négocier des accords commerciaux avec d'autres pays au nom de toutes les provinces et de tous les territoires, ce qui permet aux entreprises canadiennes d'accéder à des marchés plus vastes.

Un autre avantage de la cohésion du Canada est qu'elle permet la protection des groupes minoritaires, la promotion du bilinguisme et le multiculturalisme. La Charte canadienne des droits et libertés et d'autres politiques contribuent à faire en sorte que tous les Canadiens, peu importe leur origine, soient traités équitablement et aient les mêmes possibilités. Si les provinces et les territoires suivaient leur propre chemin, il est possible que des groupes minoritaires soient défavorisés dans certaines régions à moins que les nouvelles nations mettent en place des politiques visant à protéger leurs minorités.

Le gouvernement fédéral joue également un rôle important pour assurer la stabilité économique du pays. Par l'intermédiaire de la Banque du Canada et d'autres institutions, le gouvernement peut aider à stabiliser l'économie en temps de crise, comme lors de récessions. De plus, le gouvernement fédéral est en mesure de redistribuer la richesse des régions plus riches vers les régions moins riches grâce aux paiements de transfert, ce qui contribue à réduire l'inégalité des revenus à travers le pays.

En revanche, si les provinces et les territoires suivaient leur propre voie, ils auraient un plus grand contrôle sur leurs propres affaires, ce qui leur permettrait de prendre des décisions qui reflètent mieux les besoins de leurs propres citoyens. Par exemple, si le Québec devenait son propre pays, il pourrait poursuivre des politiques qui reflètent sa propre culture et son histoire, comme la protection de la langue française. De même, si les provinces de l'Ouest formaient leur propre pays, elles pourraient se concentrer sur le développement de leurs ressources naturelles et bâtir leur propre économie.

Le Canada en tant que six États-Nations (Alternative A)
Le Canada en tant que six États-Nations
(Alternative A)

D'autre part, la séparation entraînerait également la perte de certains des avantages liés à la fédération. L'un d'eux est la capacité d'avoir une voix unifiée dans le cadre des affaires internationales. L'adhésion du Canada à des organisations telles que les Nations Unies, le G7 et l'OTAN lui donne une plus grande plateforme pour promouvoir ses intérêts et ses valeurs sur la scène mondiale. De plus, une nation distincte devrait construire son propre corps militaire et diplomatique, ce qui serait coûteux et chronophage.

Un autre inconvénient de la séparation serait la perte d'accès possible à certains marchés canadiens. Les provinces et les territoires qui font partie du Canada peuvent vendre leurs biens et services à d'autres régions du pays sans tarifs ni autres barrières. S'ils suivaient leur propre voie, ils devraient négocier de nouveaux accords commerciaux entre eux, ce qui pourrait être long et difficile.

La séparation entraînerait également une fragmentation de la société et de la culture canadiennes. Le Canada est un pays diversifié, mais il est également uni par un ensemble commun de valeurs et une histoire commune. Si certaines provinces et certains territoires devenaient indépendants, il est possible que ce sentiment d'identité commune soit perdu, ce qui serait préjudiciable à la cohésion du pays.

La séparation entraînerait la perte de certains avantages, par exemple le régime de pensions du Canada, le système de soins de santé et la Gendarmerie royale du Canada. Ces institutions fournissent d'importants services aux Canadiens et leur perte nuirait au bien-être des citoyens partout au pays.

La stabilité politique et la continuité d'un Canada uni pourraient être perturbées si les provinces et les territoires se séparaient, ce qui entraînerait de l'incertitude et pourrait causer des dommages économiques. En revanche, rester ensemble assurerait le maintien d'un environnement politique stable et prévisible. D'un autre côté, les provinces et les territoires pourraient avoir plus de contrôle sur leurs propres décisions politiques et économiques s'ils devaient se séparer, ce qui pourrait mener à des politiques plus efficientes et efficaces qui répondent mieux à leurs besoins uniques.

Le Canada en tant que six États-Nations (Alternative B)
Le Canada en tant que six États-Nations
(Alternative B)

Un autre avantage d'un Canada unifié est la capacité de maintenir une identité nationale forte et cohérente. Cela peut être bénéfique pour les relations nationales et internationales. Cependant, les provinces et les territoires pourraient développer des identités plus fortes et plus uniques s'ils devaient se séparer, ce qui pourrait aussi mener à une présence internationale plus diversifiée et dynamique.

Sur le plan économique, un Canada uni a une économie plus grande et diversifiée, ce qui peut offrir plus de possibilités de croissance et de développement. Cependant, les provinces et les territoires pourraient être en mesure de se concentrer davantage sur leurs propres forces économiques spécifiques s'ils devaient se séparer, ce qui pourrait mener à des économies plus efficaces et plus prospères.

Les capacités militaires et de défense du Canada seraient également touchées par la séparation. Un Canada uni a une armée plus nombreuse et plus puissante mais les provinces et les territoires pourraient mieux défendre leurs intérêts particuliers s'ils devaient se séparer. La géographie d'une petite province fait aussi en sorte que son territoire est dès lors plus facile à protéger que s'il s'agit de défendre le deuxième plus grand pays du monde en termes de superficie.

Le Canada en tant que cinq États-Nations
Le Canada en tant que cinq États-Nations

En termes d'infrastructures et de services publics, un Canada uni dispose d'un plus grand bassin de ressources dans lesquelles puiser, ce qui permet d'avoir de meilleures infrastructures et des services plus développés. Toutefois, les provinces et les territoires pourraient être en mesure de répartir plus efficacement leurs propres ressources et de fournir des services adaptés à leurs propres besoins particuliers s'ils devaient se séparer.

La capacité de négocier des accords commerciaux serait également affectée par la séparation. Un Canada uni a plus de pouvoir de négociation sur la scène mondiale mais les provinces et les territoires pourraient être en mesure de négocier des accords commerciaux plus favorables s'ils devaient se séparer.

En termes de représentation et de pouvoir politique, un Canada uni a une population plus nombreuse et plus diversifiée, ce qui conduit à une meilleure représentation des différents groupes. Cependant, les provinces et les territoires pourraient avoir plus de représentation et de pouvoir politique s'ils devaient se séparer, ce qui leur permettrait de mieux défendre leurs intérêts particuliers.

Un Canada uni a une population plus diversifiée qui apporte plus de richesse culturelle mais aussi une société plus complexe à gouverner. En revanche, les provinces et les territoires pourraient se concentrer sur la préservation et la promotion de leurs propres cultures uniques s'ils devaient se séparer tout en continuant à protéger leurs propres minorités.

Sur le plan des relations internationales, un Canada uni dispose davantage de ressources diplomatiques et d'une présence internationale plus puissante. Cependant, les provinces et les territoires pourraient aussi être en mesure de développer des relations internationales servant à mieux servir leurs propres intérêts s'ils devaient se séparer.

Le Canada en tant qu'onze États-Nations
Le Canada en tant qu'onze États-Nations

La question de la langue et de l'identité pourrait être touchée par la séparation. Un Canada uni a une population et des politiques linguistiques plus diversifiées, mais les provinces et les territoires pourraient être en mesure de préserver et de promouvoir plus efficacement leur propre langue et identité uniques s'ils devaient se séparer. Pour les populations francophones hors Québec, un effritement de la fédération canadienne pourrait toutefois être vécu très difficilement. Par exemple, est-ce que des provinces telles que l'Alberta, la Saskatchewan ou la Nouvelle-Écosse pourraient être tentées d'abolir tous les services offerts en français si le Québec devenait un nouveau pays ? Est-ce que les Acadiens, pour leur part, seraient tentés de se joindre à la nouvelle nation québécoise si leurs droits en tant que Francophones sont bafoués par leur propre nation à majorité anglophone ? Plusieurs questions se poseraient aux niveaux politiques et culturels, entre autres.

Si toutes les provinces et tous les territoires du Canada devenaient des nations distinctes, cela se traduirait probablement par un paysage politique diversifié et décentralisé. Chaque région aurait son propre gouvernement, ses propres lois et politiques, adaptées aux besoins spécifiques de sa population.

Les territoires canadiens, par exemple, se concentreraient sur les questions liées à leurs environnements arctiques uniques et aux droits de leurs populations autochtones. Ils devraient également relever les défis de leurs petites populations et de leurs emplacements éloignés.

La Colombie-Britannique, en tant que nation distincte, se concentrerait sur ses ressources naturelles, en particulier ses industries forestière, minière et de la pêche. Il travaillerait également à développer ses secteurs du tourisme et de la technologie.

Les provinces des Prairies se concentreraient sur leurs ressources agricoles et énergétiques, ainsi que sur le développement de leurs infrastructures de transport pour les relier aux autres régions.

L'Ontario se concentrerait sur ses industries manufacturières et de services, et abriterait une grande population et une économie diversifiée.

Le Québec, en tant que nation distincte, se concentrerait sur la préservation de sa culture et de sa langue française uniques. Il mettrait aussi fortement l'accent sur les programmes de protection sociale et les politiques environnementales.

Les provinces de l'Atlantique se concentreraient sur leurs industries de la pêche et côtières, ainsi que sur le tourisme. Ils chercheraient également à relever les défis de leur emplacement éloigné et de leur petite population.

Terre-Neuve se concentrerait sur ses ressources naturelles, en particulier son industrie pétrolière et gazière, ainsi que sur le développement de son industrie touristique.

Dans l'ensemble, le paysage politique de ces nations distinctes serait complexe et varié. Certaines régions seraient riches et industrialisées, tandis que d'autres seraient plus rurales et dépendantes des ressources naturelles. Chaque nation aurait ses propres forces et défis et devrait probablement travailler ensemble pour résoudre des problèmes communs tels que le commerce et la sécurité. Et est-ce que certaines provinces et quelques-uns des territoires seraient tentés par une union avec leur voisin du Sud, les États-Unis ?

Comme nous le constatons, il y a des avantages et des inconvénients au fait de demeurer au sein du Canada ou de quitter ce pays.


Scénarios des deux nations

A) L'Ouest et l'Est canadiens

L'Ouest et l'Est canadiens en tant que deux États-Nations
L'Ouest et l'Est canadiens en tant que deux États-Nations

Un pays de l'Ouest canadien mettrait probablement l'accent sur l'extraction des ressources et l'agriculture, car ces industries sont les principaux moteurs de l'économie dans les provinces de l'Ouest de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan. L'industrie pétrolière et gazière, en particulier, joue un rôle important dans l'économie de l'Alberta. Le pays aurait également probablement une densité de population relativement faible, une grande partie de la population étant concentrée dans les grands centres urbains comme Vancouver et Calgary.

En termes de culture et de politique, un pays de l'Ouest canadien pourrait être de nature plus conservatrice et libertaire, avec un fort accent sur les droits individuels et moins d'intervention gouvernementale dans l'économie. La population pourrait également avoir un sentiment plus fort d'identité régionale, car les provinces de l'Ouest ont historiquement ressenti un sentiment d'aliénation par rapport aux centres de pouvoir politique et économique du centre et de l'Est du Canada.

Un pays de l'Est du Canada, en revanche, aurait probablement une économie plus diversifiée, avec un mélange de secteurs de la fabrication, des services et de la technologie. La densité de population serait plus élevée, avec de grands centres urbains comme Toronto et Montréal. La culture et la politique de l'Est du Canada seraient plus libérales et progressistes, avec un intérêt plus fort quant aux programmes de protection sociale et l'intervention du gouvernement dans l'économie. La population pourrait également avoir un sentiment plus fort quant à la diversité culturelle, car l'Est du Canada abrite d'importantes communautés d'immigrants.

Il pourrait également y avoir des différences linguistiques entre l'Ouest et l'Est du Canada, car le Québec est la seule province dont le français est la seule langue officielle et où la population francophone est majoritaire. Ces différences linguistiques pourraient également conduire à des approches différentes quant à l'immigration et le multiculturalisme.

Dans l'ensemble, la scission du Canada en un pays de l'Ouest et de l'Est conduirait probablement à deux nations très différentes avec des économies, des cultures et des idéologies politiques distinctes. Cela aurait un impact considérable sur la vie des Canadiens.

 

B) Le Québec en tant que pays

Le Québec souverain et le reste du Canada en tant que deux États-Nations
Le Québec et le reste du Canada en tant que deux États-Nations

Si le Québec devenait un pays distinct, il mettrait probablement fortement l'accent sur la langue et la culture françaises. Le français serait la langue officielle et le gouvernement favoriserait et protégerait probablement l'usage du français dans tous les aspects de la vie. La province a une longue histoire liée à la préservation de sa langue et de sa culture françaises.

Sur le plan économique, le Québec a une économie diversifiée, avec un mélange de secteurs de la fabrication, des services et de la technologie. La province abrite également d'importantes ressources naturelles telles que l'énergie hydroélectrique, qui seraient une source de revenus importante pour un Québec indépendant. La province possède aussi un solide secteur agricole et forestier. De plus, le Québec a une population bien scolarisée, avec une forte proportion de diplômés universitaires et un secteur de recherche et développement dynamique.

Sur le plan politique, un Québec indépendant serait probablement plus interventionniste, mettant fortement l'accent sur les programmes de protection sociale et l'intervention gouvernementale dans l'économie. La province a toujours valorisé les soins de santé universels, l'éducation et les services sociaux.

Culturellement, le Québec possède un mélange unique d'influences françaises et nord-américaines. La province a une histoire riche et une culture distincte influencée par son héritage français ainsi que par sa situation en Amérique du Nord. Ce mélange unique de cultures se reflète dans l'art, la littérature, la musique et la cuisine de la province.

En termes de relations avec le reste du Canada, un Québec indépendant aurait probablement une relation étroite avec les autres provinces et territoires, car il partage une longue histoire, des liens commerciaux et culturels avec le reste du Canada. Cependant, il s'établirait probablement comme une nation souveraine avec son propre gouvernement et sa propre politique étrangère, et chercherait à établir des relations commerciales et diplomatiques avec d'autres pays.

Un Québec indépendant serait un pays distinct avec sa propre culture, sa langue et son économie. Alors qu'il maintiendrait des liens étroits avec le reste du Canada, il chercherait également à s'établir comme une nation souveraine sur la scène mondiale. La France, la Belgique, la Suisse, plusieurs pays d'Afrique et de nombreux autres pays francophones ne tarderaient probablement pas à reconnaître cette nouvelle nation sur le plan international.

Si le Québec devait se séparer du Canada, le reste du Canada connaîtrait probablement des changements importants. Le pays perdrait une grande partie de sa population et de sa production économique, car le Québec est la deuxième province la plus peuplée et a une forte économie.

Sur le plan économique, le reste du Canada devrait s'adapter à la perte d'un important moteur économique. Le pays devrait trouver des moyens de compenser la perte des secteurs manufacturiers, des services et de la technologie du Québec, ainsi que de ses ressources naturelles. Cependant, le reste du Canada a aussi une économie diversifiée avec d'autres grandes industries telles que le pétrole et le gaz, l'exploitation minière et la foresterie.

Sur le plan politique, le reste du Canada devrait s'adapter à la perte d'un acteur politique majeur. Le Québec a toujours été une force importante dans la vie politique canadienne et la province a eu une influence majeure sur l'orientation politique du pays. Le reste du Canada devrait trouver un nouvel équilibre des pouvoirs entre les provinces et les territoires et devrait probablement reconsidérer son approche à l'égard de questions comme la langue et la culture.

Culturellement, le reste du Canada devrait s'adapter à la perte d'une influence culturelle majeure. Le Québec a une culture unique qui a eu un impact significatif sur l'ensemble du pays. Le reste du Canada devrait trouver un moyen de préserver et de promouvoir son propre patrimoine culturel unique, tout en étant ouvert aux influences culturelles des autres provinces et territoires.

En termes de relations avec le Québec, le reste du Canada souhaiterait probablement maintenir des liens étroits avec le nouveau pays, car il partage une longue histoire et des liens culturels. Cependant, la relation serait différente puisque le Québec serait une nation souveraine avec son propre gouvernement et sa propre politique étrangère. Le reste du Canada chercherait vraisemblablement à établir des relations commerciales et diplomatiques avec le Québec ainsi qu'avec d'autres pays.






Avantages de la souveraineté

  1. Contrôle direct sur les lois et les politiques
  2. Pouvoir de décision illimité
  3. Sentiment plus fort d'unité nationale
  4. Flexibilité pour s'adapter aux circonstances changeantes
  5. Chaîne de commandement claire
  6. Processus de décision plus rapides et plus efficaces
  7. Absence d'interférence de forces externes
  8. Plus de responsabilité pour les leaders nationaux
  9. Mise en œuvre plus facile de politiques économiques centralisées
  10. Capacité à répondre rapidement aux urgences nationales
  11. Évitement de conflits de lois et de politiques
  12. Sentiment plus fort d'identité nationale
  13. Concentration de pouvoir pour aborder les problèmes nationaux importants
  14. Développement non entravé d'une culture nationale
  15. Contrôle centralisé de la sécurité nationale
  16. Position de négociation plus forte dans les relations internationales
  17. Capacité d'agir indépendamment dans les affaires mondiales
  18. Pas d'interférence d'autres pays dans les affaires intérieures
  19. Contrôle centralisé sur les ressources et les revenus
  20. Pas d'obligation de partager le pouvoir ou les ressources avec d'autres régions
  21. Possibilité réduite de conflits interrégionaux
  22. Protection de la souveraineté nationale de l'influence extérieure
  23. Pas besoin de compromettre avec d'autres régions
  24. Délimitation claire des frontières et des territoires nationaux
  25. Capacités militaires nationales plus fortes

Avantages du fédéralisme

  1. Équilibre de pouvoir entre les gouvernements centraux et d'État
  2. Plus de contrôle et de pouvoir de décision local
  3. Protection des droits et libertés individuels
  4. Encourage la coopération et la collaboration entre les États
  5. Distribution plus efficace des ressources
  6. Meilleure représentation des intérêts régionaux divers
  7. Promotion de l'autonomie régionale
  8. Meilleure réponse aux désastres
  9. Amélioration du développement régional
  10. Protection des cultures et identités régionales
  11. Meilleure représentation des besoins locaux
  12. Résolution plus efficace des conflits régionaux
  13. Flexibilité pour s'adapter aux circonstances changeantes
  14. Encourage la concurrence et l'innovation
  15. Stabilité budgétaire améliorée
  16. Encourage la décentralisation du pouvoir
  17. Encouragement à la participation politique à tous les niveaux
  18. Protection des intérêts locaux
  19. Encouragement à la prise de décision démocratique
  20. Opportunité de régions distinctes de se développer et de se spécialiser
  21. Protection des minorités
  22. Promotion de la diversité culturelle
  23. Amélioration de la collaboration internationale
  24. Encouragement à la coopération interrégionale
  25. Meilleure représentation des besoins spécifiques des régions à travers le pays.

Faire partie et vouloir quitter le Canada : une histoire de référendums

Terre-Neuve

Terre-Neuve, une île située au large de la côte est du Canada, a été une colonie britannique pendant une grande partie de son histoire. Au début du 20e siècle, la colonie connaît des difficultés financières et en 1933, elle est placée sous le contrôle d'une commission gouvernementale qui gouverne la colonie jusqu'en 1949. Dans le cadre de ce processus, le gouvernement britannique demande au gouvernement canadien s'il serait prêt à accueillir Terre-Neuve en tant que province.

En 1946, le gouvernement britannique a demandé aux résidents de Terre-Neuve de voter pour savoir s'ils voulaient continuer avec le gouvernement de la commission, se doter d'un gouvernement responsable ou rejoindre le Canada en tant que province. La majorité des résidents (54 %) ont voté en faveur du retour au gouvernement responsable.

Cependant, le gouvernement de Terre-Neuve a continué à lutter financièrement et en 1948, le gouvernement britannique a de nouveau demandé aux résidents s'ils voulaient rejoindre le Canada. Lors du premier référendum tenu le 3 juin 1948, une majorité (51,3 %) de résidents ont voté contre l'adhésion au Canada.

Le gouvernement de Terre-Neuve a ensuite demandé au Canada une aide financière, mais le gouvernement canadien a conditionné l'aide à l'adhésion de Terre-Neuve au Canada en tant que province. En conséquence, le gouvernement britannique a organisé un deuxième référendum le 22 juillet 1949. Cette fois, une majorité (52,3 %) des résidents ont voté en faveur de l'adhésion au Canada.

Le 31 mars 1949, Terre-Neuve devient officiellement la dixième province du Canada. Le processus d'adhésion au Canada est connu sous le nom de « Confédération de Terre-Neuve ».

Québec

Le Québec a été établi pour la première fois en tant que colonie française au début du 17e siècle, lorsque l'explorateur Samuel de Champlain a fondé la ville de Québec en 1608. La colonie, initialement connue sous le nom de Nouvelle-France, a été établie pour concurrencer les colonies britanniques et hollandaises qui étaient également établies en Amérique du Nord à l'époque.

La Nouvelle-France s'est développée au cours des prochaines décennies, alors que les explorateurs et les colons français s'avançaient plus loin à l'intérieur du continent. La colonie comprenait le Québec actuel, certaines parties de l'Ontario, les Maritimes et certaines parties du Midwest américain. Les Français ont établi des postes de traite, des forts et des colonies et des missions catholiques.

La ville de Québec devient rapidement le centre de l'administration française et des opérations militaires en Amérique du Nord. La colonie était gouvernée par un gouverneur nommé par le roi de France et un conseil. L'économie de la colonie reposait sur le commerce des fourrures, la pêche et l'agriculture.

Au 18e siècle, la Nouvelle-France et le Québec font face à une pression croissante des colonies britanniques du sud. En 1759, les Britanniques ont réussi à s'emparer de Québec pendant la guerre de Sept Ans et la colonie a été cédée à la Grande-Bretagne en vertu du traité de Paris en 1763.

Après la conquête, Québec a d'abord été gouverné comme une colonie britannique. Cependant, en 1774, le gouvernement britannique a adopté l'Acte de Québec, qui reconnaissait le système juridique français et l'Église catholique dans la colonie, et établissait les frontières du Québec telles qu'elles sont aujourd'hui.

Même s'il était une colonie, le Québec a développé sa propre culture, ses coutumes et sa langue. Les Canadiens français ont formé une société et une culture distinctes qui perdurent encore aujourd'hui. L'histoire du Québec en tant que colonie française a joué un rôle important dans le façonnement de l'identité, de la culture et de la politique de la province.

Vive le Québec libre !

 

Charles de Gaulle, président de la France de 1959 à 1969, a fait la déclaration "Vive le Québec libre" lors d'une visite à Montréal en 1967.

La déclaration de De Gaulle fut controversée à l'époque, car elle était considérée comme une approbation du séparatisme québécois. Le Québec avait une longue histoire de recherche d'une plus grande autonomie au sein du Canada et un mouvement séparatiste avait émergé dans la province dès les années 1960. La déclaration de De Gaulle a été interprétée comme un appui à l'idée d'un Québec indépendant, séparé du Canada. Elle n'a pas été bien accueillie par le gouvernement canadien, qui y a vu une violation de la souveraineté du Canada. Le Premier ministre canadien de l'époque, Lester Pearson, a critiqué la déclaration et l'ambassadeur de France au Canada a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour s'expliquer sur les propos du président.

La déclaration de De Gaulle a été faite au cours d'une période de bouleversements sociaux et politiques au Québec, et elle reflétait sa croyance personnelle dans le droit des nations à l'autodétermination.

Premier référendum québécois

René Lévesque était un homme politique et journaliste canadien qui a été le fondateur et chef du Parti Québécois, un parti politique au Québec qui a plaidé pour la séparation de la province du Canada. Il a été le 23e premier ministre du Québec de 1976 à 1985.

Dans les années 1960 et 1970, Lévesque et le Parti Québécois ont obtenu un soutien important au Québec alors qu'ils faisaient campagne pour une plus grande autonomie de la province, culminant avec le premier référendum sur la souveraineté du Québec en 1980. Le référendum demandait aux Québécois s'ils appuyaient la proposition du gouvernement provincial de négocier une nouvel accord avec le reste du Canada. Le premier référendum québécois sur la souveraineté a eu lieu le 20 mai 1980. La question posée aux électeurs était : « Donnez-vous au gouvernement du Québec le mandat de négocier la souveraineté du Québec avec le gouvernement du Canada, dans le but de faire du Québec un pays souverain ?"

Le camp du « non », mené par le Parti libéral, a fait campagne sur l'idée que le Québec pourrait avoir une plus grande autonomie au sein du Canada, plutôt qu'une indépendance totale. Le camp du « Oui », mené par le Parti Québécois, a fait campagne sur l'idée que le Québec devrait devenir un pays indépendant.

Le référendum a conduit une majorité d'électeurs (60,4 %) à choisir de continuer à faire partie du Canada, tandis que 39,6 % ont voté en faveur de la souveraineté. Le référendum a été marqué par un taux de participation élevé, plus de 93 % des électeurs éligibles ayant voté.

Le référendum de 1980 était important parce qu'il marquait la première fois qu'on demandait directement aux Québécois s'ils voulaient se séparer du Canada. Le résultat du référendum a montré une nette division chez les Québécois sur la question de la souveraineté. Le Parti Québécois, qui avait fait campagne pour un vote « Oui », est resté au pouvoir en tant que gouvernement provincial.

Deuxième référendum québécois

Le deuxième référendum québécois sur la souveraineté a eu lieu le 30 octobre 1995. La question posée aux électeurs était : « Êtes-vous d'accord pour que le Québec devienne souverain après avoir fait une offre formelle au Canada pour un nouveau partenariat économique et politique dans le cadre de la projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995?

Le camp du « non », mené par le Parti libéral du Québec, a fait campagne sur l'idée que le Québec devrait demeurer une partie du Canada et continuer à œuvrer pour une plus grande autonomie à l'intérieur du pays. Le camp du « Oui », mené par le Parti Québécois, a fait campagne sur l'idée que le Québec devrait devenir un pays indépendant et conclure un nouveau partenariat économique et politique avec le Canada.

Lors du référendum québécois de 1995 sur la souveraineté, la majorité des électeurs (50,58 %) ont choisi de rester au Canada, tandis que 49,42 % ont voté pour la souveraineté. Seulement 54 288 voix séparaient les deux options possibles.

Le référendum de 1995 a été marqué par un taux de participation élevé, plus de 93 % des électeurs éligibles ayant voté. La campagne qui a précédé le référendum a été intense et émouvante, les deux parties lançant des appels passionnés aux électeurs.

Le résultat du référendum de 1995 a été une déception pour le mouvement souverainiste et a conduit à une période d'introspection chez les séparatistes québécois. Elle a aussi mené à une réévaluation de la fédération canadienne et à l'adoption de la Loi sur la clarté en 2000, qui énonçait les conditions dans lesquelles une nette majorité de Québécois devrait voter en faveur de l'indépendance pour que le gouvernement canadien négocie la séparation de la province.

Le Parti Québécois est resté au pouvoir en tant que gouvernement provincial jusqu'en 2003.

Le 27 novembre 2006, la Chambre des communes à Ottawa a adopté une motion sur la reconnaissance de la nation québécoise. Cette résolution se lit comme suit : « Que cette Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni » (Gouvernement du Québec, Reconnaissance de la nation québécoise, <https://www.sqrc.gouv.qc.ca/relations-canadiennes/institutions-constitution/statut-qc/reconnaisance-nation-en.asp>, extrait le 27 janvier 2023).

 


Et si les régions, provinces et territoires canadiens étaient des pays (comparaisons statistiques) ?

RégionPIB (millions CAD$, 2019)Rang mondial
(PIB, FMI, 2022)
Équivalent national
(PIB)
Revenus moyens individuels
(CAD$, 2019)
Population (2019)Rang mondial
(Population, 2019)
Équivalent national
(Population)

Ouest canadien vs
Est du Canada

Ouest canadien704 60024Argentine40 14412 164 94377Bénin
Est du Canada1 212 10018Indonésie31 11325 597 13655Australie

Québec vs
Reste du Canada

Québec366 90044Hong Kong29 9138 543 054101Israël
Reste du Canada1 549 80015Mexique13 60729 219 02547Yémen

Cinq États-Nations

Terre-Neuve et Labrador22 200118Gabon28 936519 716174Maldives
NB / NÉ / IPÉ90 60071Guatemala30 4221 877 354152Bahreïn
Québec366 90044Hong Kong29 9138 543 054101Israël
Ouest et Nord canadiens704 60024Argentine40 14412 164 94377Bénin
Ontario732 40023Pologne36 56614 657 01274Zimbabwe

Six États-Nations
(Alternative A)

Yukon - TNO - Nunavut4 800168Fidji51 439125 590193Kiribati
Provinces atlantiques112 80065Slovaquie30 0502 397 070144Gambie
Colombie-Britannique253 50051Portugal38 8465 078 791120Costa Rica
Québec366 90044Hong Kong29 9138 543 054101Israël
Prairies446 30036Bangladesh36 8116 960 562108Liban
Ontario732 40023Pologne36 56614 657 01274Zimbabwe

Six États-Nations
(Alternative B)

Yukon - TNO - Nunavut4 800168Fidji51 439125 590193Kiribati
Terre-Neuve et Labrador22 200118Gabon28 936519 716174Maldives
NB / NÉ / IPÉ90 60071Guatemala30 4221 877 354150Guinée-Bissau
Québec366 90044Hong Kong29 9138 543 054101Israël
Ouest canadien699 80024Argentine37 32012 039 35377Bénin
Ontario732 40023Pologne36 56614 657 01274Zimbabwe

Onze États-Nations

Yukon - TNO - Nunavut4 800168Fidji51 439125 590193Kiribati
Île-du-Prince-Édouard5 800165Barbade28 333151 898192Curaçao (Pays-Bas)
Terre-Neuve et Labrador22 200118Gabon28 936519 716174Maldives
Nouveau-Brunswick36 500104Zimbabwe30 955760 074165Bhoutan
Nouvelle-Écosse48 30093Jordanie31 977965 382160Djibouti
Saskatchewan57 80091Myanmar36 8741 179 987158Chypre
Manitoba60 60090Slovénie33 9381 366 795154Trinidad et Tobago
Colombie-Britannique253 50051Portugal38 8465 078 791120Costa Rica
Alberta327 90045Chili39 6224 413 780127Mauritanie
Québec366 90044Hong Kong29 9138 543 054101Israël
Ontario732 40023Pologne36 56614 657 01274Zimbabwe


Références :

Gouvernement du Canada. Statistique Canada.

Wikipedia, List of countries by population (United Nations).

Wikipedia, Liste des pays par PIB nominal.

 


Particularités provinciales et territoriales du Canada

  1. Territoires canadiens : les trois territoires du Canada – le Yukon, le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest – sont connus pour leurs vastes étendues de nature sauvage et leur beauté naturelle, y compris les montagnes escarpées, les forêts boréales et la toundra arctique. Ils abritent également de nombreux peuples autochtones, qui ont un riche patrimoine culturel et un lien profond avec la terre. Les territoires ont une petite population et une densité de population relativement faible. Villes importantes : Whitehorse, Iqaluit et Yellowknife.
  2. Colombie-Britannique : province connue pour sa beauté naturelle à couper le souffle, notamment ses côtes accidentées, ses montagnes enneigées et ses forêts denses. La province abrite également de nombreux peuples autochtones, qui ont un riche patrimoine culturel et un lien profond avec la terre. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment l'exploitation forestière, l'exploitation minière, la pêche et le tourisme. Villes importantes : Victoria et Vancouver.
  3. Alberta : province fortement identifiée à son industrie pétrolière et gazière qui joue un rôle majeur dans l'économie de la province. La province abrite également les Rocheuses canadiennes et les magnifiques Badlands. L'Alberta est aussi la plaque tournante de l'industrie agricole du Canada, avec de grandes fermes bovines et céréalières. Villes importantes : Edmonton et Calgary.
  4. Saskatchewan : province dotée de vastes prairies et d'une importante industrie agricole, dont la culture du blé et du canola. La province est également riche en ressources naturelles telles que le pétrole, le gaz et la potasse. Ville importante : Saskatoon.
  5. Manitoba : province connue pour sa géographie diversifiée, notamment ses prairies vallonnées, ses forêts denses et ses milliers de lacs et de rivières. La province abrite de nombreux peuples autochtones. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment l'agriculture, la fabrication et l'énergie hydroélectrique. Ville importante : Winnipeg.
  6. Ontario : il s'agit de la province la plus peuplée du Canada dont fait partie la capitale du pays. La province a une économie diversifiée, y compris la fabrication, la finance et la technologie. L'Ontario est aussi bien connue pour ses chutes du Niagara, les Mille-Îles et de nombreux lacs et forêts. Villes importantes : Toronto, Hamilton et Ottawa.
  7. Québec : province connue pour sa population francophone et sa culture unique, qui a été façonnée par l'histoire de la province en tant que colonie française. Québec et Montréal sont les deux principales villes de la province et jouissent d'une grande réputation quant à leur riche histoire, leur architecture et leur patrimoine culturel. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment la fabrication, les services et les ressources naturelles.
  8. Nouveau-Brunswick : province connue pour sa beauté naturelle, notamment la baie de Fundy, qui a les marées les plus hautes au monde, et le sentier Fundy. Il s'agit de la seule province officiellement bilingue du pays. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment la foresterie, la pêche et le tourisme. Villes importantes : Fredericton, St-John et Moncton.
  9. Nouvelle-Écosse : province dotée de côtes accidentées, de villages de pêcheurs pittoresques et d'une riche histoire. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment la pêche, l'agriculture et le tourisme. Ville importante : Halifax.
  10. Île-du-Prince-Édouard : province connue pour ses plages de sable rouge, ses phares pittoresques et ses collines vallonnées. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment l'agriculture, la pêche et le tourisme. Villes importantes : Summerside et Charlottetown.
  11. Terre-Neuve : tout comme la Nouvelle-Écosse, il s'agit d'une province connue pour ses côtes accidentées, ses villages de pêcheurs pittoresques et sa riche histoire. L'économie repose sur un mélange d'industries, notamment la pêche, le pétrole et le gaz et le tourisme. La province possède aussi une culture unique, connue pour sa musique, sa cuisine et son dialecte. Terre-Neuve est également connue pour son climat rigoureux, avec de fortes chutes de neige et des vents violents, surtout en hiver. Villes importantes : Gander et Saint John's.

 


Influence des mouvements souverainistes d'autres nations à l'égard du Canada

Écosse (Royaume-Uni)

Un autre référendum écossais sur la souveraineté pourrait avoir un impact sur les mouvements souverainistes au Canada. Le mouvement d'indépendance de l'Écosse a pris de l'ampleur ces dernières années et la possibilité que l'Écosse devienne un pays indépendant pourrait servir de modèle ou d'inspiration pour des mouvements similaires dans d'autres pays, dont le Canada.

Cependant, il est important de noter que les contextes politiques et historiques de l'Écosse et du Canada sont différents et que les circonstances et les facteurs spécifiques qui motivent les mouvements de souveraineté dans chaque pays peuvent ne pas être directement comparables. L'Écosse a une identité nationale distincte et une longue histoire de recherche d'indépendance vis-à-vis de l'Angleterre.

Le mouvement indépendantiste écossais a été motivé en partie par la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, tandis que le mouvement souverainiste au Canada n'est directement lié à aucun événement international.

Il est également important de considérer que le résultat d'un référendum écossais sur la souveraineté pourrait avoir un large éventail d'implications pour le Royaume-Uni et la communauté internationale, ce qui pourrait également influencer la viabilité et l'opportunité perçues des mouvements d'indépendance dans d'autres pays.

Dans tous les cas, il est probable que le mouvement indépendantiste écossais continuera d'être surveillé de près par d'autres mouvements indépendantistes du monde entier, y compris le Canada. Le résultat de futurs référendums et négociations entre l'Écosse et le Royaume-Uni pourrait servir de précédent ou d'exemple pour d'autres pays recherchant une plus grande autonomie ou indépendance.

Catalogne (Espagne)

La Catalogne, située dans le nord-est de l'Espagne, a une culture et une langue distinctes, et une partie importante de sa population fait pression pour l'indépendance vis-à-vis l'Espagne depuis des décennies. Le mouvement a pris de l'ampleur ces dernières années, avec un référendum sur l'indépendance de 2017 qui a conduit à une déclaration d'indépendance du gouvernement catalan, qui a été rapidement annulée par le gouvernement espagnol. La situation reste non résolue et les tensions continuent de couver.

Il est possible que les événements de Catalogne puissent servir d'inspiration aux mouvements indépendantistes au Canada. Cependant, les contextes politiques et culturels des deux pays sont très différents et il est difficile de prédire comment les événements dans un pays auront un impact sur les mouvements dans un autre. De plus, il convient de mentionner que les mouvements d'indépendance au Canada ne sont plus aussi forts qu'avant et sont moins présents dans le discours public.

Dans tous les cas, il est important de noter que les mouvements d'indépendance sont complexes et multiformes et sont influencés par un large éventail de facteurs, notamment économiques, politiques, culturels et historiques. La situation en Catalogne et son impact potentiel sur le Canada doivent être considérés dans ce contexte plus large.

Texas (États-Unis)

Les mouvements de souveraineté au Texas, également connus sous le nom de Texit, ont pris de l'ampleur ces dernières années, de nombreux résidents du Texas plaidant pour que l'État se sépare des États-Unis. Le mouvement a déclenché une conversation sur le concept de souveraineté de l'État et le potentiel de mouvements similaires dans d'autres parties du monde.

Les mouvements de souveraineté au Texas et au Canada présentent certaines similitudes, comme un sentiment de distinction culturelle et économique par rapport au reste de leurs pays respectifs. Cependant, il existe également des différences importantes entre les deux mouvements.

L'une des principales différences entre le mouvement Texit et le mouvement souverainiste québécois est le niveau de soutien que chacun a reçu. Bien que le Texit ait un public important au Texas, il reste un mouvement minoritaire et n'a pas gagné le niveau de soutien que le mouvement souverainiste québécois avait dans les années 1970 et 1980. Cela peut être attribué au fait que le Texas a une population et une économie plus importantes que le Québec, ce qui rend l'idée de sécession moins attrayante pour de nombreux résidents. De plus, le mouvement Texit n'a pas réussi à obtenir l'appui de personnalités ou de partis politiques majeurs, contrairement au mouvement souverainiste québécois qui avait l'appui du Parti québécois.

Une autre différence entre les deux mouvements est le contexte historique dans lequel ils ont émergé. Le mouvement souverainiste québécois a émergé dans les années 1960 et 1970, à une époque de grands changements sociaux et politiques au Canada, notamment la Révolution tranquille au Québec et la montée du multiculturalisme dans le pays. D'autre part, le mouvement Texit a émergé ces dernières années, en grande partie en réponse aux changements politiques et culturels aux États-Unis, tels que la montée du Tea Party et l'élection de Donald Trump à la présidence.

Malgré ces différences, il est possible que le mouvement Texit ait un impact sur les mouvements souverainistes au Canada. Le mouvement Texit a déclenché une conversation sur le concept de souveraineté de l'État, qui pourrait potentiellement inspirer des mouvements similaires dans d'autres parties du monde. De plus, si le mouvement Texit devait gagner un soutien et un pouvoir politique significatifs, cela pourrait servir de précédent pour que d'autres régions considèrent la sécession comme une option viable.

 

 



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